DISCOURS
Après les remerciements, la soirée entre dans son moment le plus intime, le plus attendu, le plus chargé d’émotion. La place de l’Église est pleine, silencieuse, attentive. Les mots vont désormais raconter une histoire. Antoine Allard prend la parole pour évoquer l’attachement profond de la Maison AALLARD à Megève. Il parle du village non comme d’un décor, mais comme d’un socle. Un lieu de vie, de travail, de rencontres, de fidélité. Il rappelle combien cette maison centenaire s’est construite ici, avec Megève, grâce à Megève, au rythme des saisons et des générations. Ses mots sont simples, justes, portés par une émotion contenue mais palpable. Puis vient le moment de Jean‑Paul Allard. L’émotion est visible, assumée, partagée. La voix tremble parfois, les silences parlent autant que les phrases. À travers lui, c’est une mémoire vivante qui s’exprime. Celle d’un homme, mais aussi celle d’une époque, d’un engagement de toute une vie au service de la Maison et du village. Sur la place, beaucoup sont touchés. Certains ont les yeux humides. Le lien entre la famille Allard et les Mégevans se lit sur les visages. Et puis, dans un contraste bouleversant, une nouvelle génération prend la parole. Augusta Allard, 10 ans, raconte à sa manière l’histoire de la famille et de la Maison AALLARD. Avec ses mots d’enfant, simples et vrais, elle dit la transmission, les souvenirs, les figures familiales, et ce que représente cette maison presque centenaire. Ce moment suspend le temps. L’émotion devient collective, sincère, profonde. Les discours se poursuivent par un hommage appuyé aux femmes de la famille, aux épouses, trop souvent discrètes mais essentielles. Leur rôle, leur soutien, leur présence constante sont mis à l’honneur avec élégance et reconnaissance. Une manière juste et touchante de rappeler que derrière une maison, il y a toujours des équilibres, des forces silencieuses, des engagements partagés. Ce chapitre se conclut par le lancement officiel de la soirée. Mais rien n’est plus tout à fait comme avant. Quelque chose s’est déjà passé. Une émotion forte a traversé la place. Une histoire a été racontée. Une transmission s’est incarnée, sous les yeux de tous. Après ces discours profondément marquants, la soirée se prolonge par un autre langage : celui de la lumière et de l’image, avec le spectacle de mapping monumental projeté sur la Maison AALLARD, commenté et expliqué par Philippe Deparis. Un nouveau chapitre s’ouvre, spectaculaire et poétique.
